RNST – ‘HAPPY DAY’ – 22/06-08/07
Photo credits: @instahub

Le vent de la révolte souffle sur les murs, à ce point qu’ils arborent un cache-col… rouge. Une écharpe qui vaut bien celle tricolore, elle rend le mur éloquent. Plus parlant peut-être qu’un bulletin de vote dans la solitude des champs de cotton…

RNST est tout le contraire d’un artiste isolé. Il suscite les ralliements, il ranime la flamme de l’insurrection ; la pente naturelle de tous les habitants de ce pays, celui qui a créé le communisme, comme chacun sait à Tours en 1920.

Le rouge des rivières qui dévalèrent les collines de Belleville en mai 1871 lors de la semaine sanglante, la moitié des couleurs de la ville de Paris, le souvenir de Montjoie Saint-Denis des rois de France brandissant l’oriflamme. Ces symboles de la guérilla suburbaine et passionnée, ce trait de soleil trainant vers l’orient est la marque distictive de RNST

Dans la tendresse de l’étreinte, dans la détresse sans déteinte ; entre faveur et frayeur, entre les bras d’un grizzli, entre les lèvres de la liberté d’expression et le bandana… le rouge est prédominant. 

L’âme révoltée de RNST a du cœur. Il en affiche la couleur avec ardeur. Mais il n’affiche que ces affiches. Humble, il est aussi iconoclaste au sens premier, dans sa manière de représenter ses personnages, car ils sont souvent masqués. De sorte qu’on ne pas peut s’y identifier, il restent des anonymes dans un monde anonyme. 

Actuel, sa ville est “live”, il ne court pas après. S’il est urbain, il n’en est pas moins rebel. Sans toutefois céder à la polémique, aux effets spécieux des reflets spéciaux, à la trivialité du quotidien revernis, à la vulgarité des sirènes de la renommée… ces œuvres restent sobres, sans afféterie, directes et à la franchise revendiquée. Au service du plus inaliénable des droits et du plus sacré des devoirs, la résistance à l’oppression.

Photo credits: jlsouc & Le mur
Photo credits: jlsouc & Le mur
Photo credits:
http://www.jestemwpodrozy.com
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RNST – ‘HAPPY DAY’ Vernissage le 21 Juin au  Le Lavo//matik

Article écrit par:

Sigismond Cassidanius, un artiste polymorphe qui participe à un groupe de collagistes, fait des pochoirs, écrit des textes de présentation d’expositions et anime un groupe dédié au street-art. Il s’intéresse au mouvement des arts de la rue depuis les années 90 où il fonde l’association Jonas qui se rendra publique avec l’occupation du Lycée Diderot (Pole-Pi) en 1995 et la première fresque rue Ordenner, en 1999. Après des études de formation à la connaissance des banlieues en anthropologie ouvrière, il s’oriente vers l’éducation populaire où il commence comme animateur avant d’assumer la direction de plusieurs centre de loisirs dans des quartiers difficiles pendant une quinzaine d’années. Aujourd’hui, il partage sa passion des arts urbains à travers ses visites et son soutien  à la Friche Trois-Couronnes à Belleville.

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