Une fresque collective pour soutenir la liberté de création

Le beau mur d’expression artistique libre dans le quartier populaire de Saint-Blaise
Avec les peintres urbains : Akelo, Diane, Kaed, Louyz, Gino, Prost, Twelth, Paulo, Befa, Mr Depielli 

À l’origine de cette fresque : Gino ; qui n’en est pas à son premier coup d’essai pour embellir son quartier. En effet, il avait déjà été à l’initiative d’un « wall of fame », étant un des rares artistes à avoir son portrait de son vivant, avec la complicité de BZT22 et MG La Bomba. Il transforme l’essai par un nouveau mur aux couleurs tricolores, rue de Srebrenica, pour un parti-pris plus politique.

Rue Courat, le portrait de Gino (au centre) par BZT22

Le propos est différent cette fois, il s’agit ici d’un mur-manifeste pour affirmer le besoin des artistes de s’exprimer. Car, il n’est pas besoin de préciser qu’ils sont depuis une année dans une situation intenable, tant du point de leur liberté de créer (les écrivains exceptés) que du point de leurs revenus.

Le recul des libertés publiques a forcément atteint la liberté de créer, d’autant que les expositions temporaires sont suspendues dans les musées et les fondations, les festivals souvent ajournés, les galeries tenues à des restrictions drastiques ; il est généralement difficile de rencontrer son public. 

Aussi le peintre-en-pochoirs, s’est-il assuré le concours de plusieurs représentantes.ts de l’art urbain parisien, avec lesquels il travaille pour « Les Arts fleurissent la ville » association 1901.


Travail en cours – Gino

La thématique donnée était la musique et la danse, le ballet, avec un code couleur tricolore, pour souligner l’état de sidération dans lequel le milieu culturel est plongé du fait de la crise politique Covid.


Concerts regrettés – Diane

B-Girl (détail) – Mr Depielli

Travail en cours, Erynnie – Akelo

Donner des ailes aux artistes – Louyz

Article écrit par:

Sigismond Cassidanius, un artiste polymorphe qui participe à un groupe de collagistes, fait des pochoirs, écrit des textes de présentation d’expositions et anime un groupe dédié au street-art. Il s’intéresse au mouvement des arts de la rue depuis les années 90 où il fonde l’association Jonas qui se rendra publique avec l’occupation du Lycée Diderot (Pole-Pi) en 1995 et la première fresque rue Ordenner, en 1999. Après des études de formation à la connaissance des banlieues en anthropologie ouvrière, il s’oriente vers l’éducation populaire où il commence comme animateur avant d’assumer la direction de plusieurs centre de loisirs dans des quartiers difficiles pendant une quinzaine d’années. Aujourd’hui, il partage sa passion des arts urbains à travers ses visites et son soutien  à la Friche Trois-Couronnes à Belleville.

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